Catherine Pagès, Reprise du vendredi matin

REPRISE DU VENDREDI

 

Si mercredi, j’ai eu l’impression que nous faisions bouger les lignes de ce qui est habituellement penser sur la laïcité, hier, j’ai eu l’impression que nous commencions à construire, que des liens pouvaient se faire entre les différentes interventions pour approcher avec plus de justesse le concept de laïcité.

La laïcité n’est pas une valeur, elle n’est pas une fin en soi, pas un but. Elle n’est pas non plus une opinion ou une religion ou encore la religion des sans religions.

Mais elle est un principe juridique. Elle est un moyen, elle permet une organisation de la société.

Elle est au service d’un vivre ensemble,

Comment dès lors le monde de l’éducation est-il convoqué ? Christian Salenson nous a rappelé qu’Anna Arendt voyait une double responsabilité aux éducateurs : ils sont des passeurs qui permettent aux jeunes d’entrer dans le monde avec confiance tout en leur donnant des moyens pour qu’ils puissent apporter leur touche propre, y apporter leur contestation et inventer quelque chose de nouveau. C’est cette perspective que nous ne quitterons pas au cours des interventions.

Le but de la laïcité serait de mettre des conditions favorables à l’éducation à l’altérité. A condition que la laïcité ne se comprenne pas a-minima par mode d’intégration ou d’assimilation.

 

Si la laïcité n’est pas une valeur, alors qu’elles sont les valeurs de la République ? Xavier Manzano a opéré quelques distinctions.

 

Les valeurs de la Républiques sont annoncées dans sa devise : Liberté-Egalité-Fraternité. L’état est au service de ces valeurs et met en place une organisation permettant leur mise en œuvre dans la société. Mais ces mots ne sont pas univoques, et comment les comprend-on pour en faire le socle de notre société ? Quel est leur fondement ? Comment les interpréter ? Pas de réponses simplificatrices à ces questions. Pour y répondre, l’éducateur aura à introduire à la complexité des conceptions et développer la nature plurielle de ces valeurs. Il aura à favoriser le débat.

Pour mieux comprendre, il faut se demander qu’est-ce qui peut motiver l’être humain à désirer « vivre ensemble » sous l’egide des valeurs de Liberté-Egalité-Fraternité?

Pour répondre à cette question, Xavier Manzano nous a fait faire un détour par la question de la sociabilité de l’être humain. Est-il un être « par nature » social ou par « convenance » ? Grosso modo, en restant dans le cadre de l’Europe, la philosophie grecque et la religion chrétienne pensent que la vie en société est inhérente à la nature de l’être humain et cette pensée a eu court en Europe jusqu’à la fin du moyen-âge. Les guerres de religions, les grands découvertes ont marqué une cassure, une contestation de cette conception, et les philosophes de la période moderne ont tenté de trouver un autre principe qui fonderait la vie sociale. L’homme est alors envisagé comme un individu, qui vivra mieux en mutualisant ses moyens qu’en restant seul. C’est une vie sociale de convenance.

Ces deux manières de considérer la sociabilité de l’être humain colorent différemment la notion de vivre ensemble et surtout interprètent différemment les notions de Liberté-Egalité-Fraternité, leur relations et interdépendances. Les valeurs de Liberté-Egalité-Fraternité ne sont pas universelles.

Dès lors, éduquer à ces valeurs doit d’abord introduire à cette complexité et ne pas prétendre trop vite à leur universalité. Dans les établissements catholiques d’enseignement, l’éducation à ces valeurs se situe sous l’angle de l’anthropologie chrétienne qui inspire leur caractère propre. Xavier Manzano pose alors la question : Existe-t-il une morale laïque et républicaine ?

Par la loi de 1905, la République s’engage à assurer la liberté de conscience. On rappelle ainsi que c’est l’état qui est laïque et qu’il se donne les moyens pour que, au sein de la société, la liberté de conscience et la liberté religieuse puissent s’exercer.

Ainsi, on peut dégager trois entités : l’état, la société civile, la personne dont il faut réfléchir à leur nature et rôle respectif dans la définition d’une morale « laïque ».

A ces trois entités, correspondent trois niveaux de morale qui collaborent et se coordonnent :

– intériorité incommunicable de la personne

– morale civile, qui convoque la participation de l’état, des religions, des courants de pensées, …

– morale personnelle

L’agora, le débat est le meilleur moyen pour coordonner la morale civile et la morale personnelle, le bien commun et le bonheur personnel.

 

Christian Salenson nous a fait faire un pas de plus en montrant le lien intrinsèque de la laïcité et la liberté religieuse, titre de notre session.

Pour une vie en société harmonieuse et qui vise à la paix, le politique et les religions doivent s’articuler. Pour ce faire, ils ne peuvent se confondre et doivent donc être séparés. Politique et religions sont des nécessités l’un pour l’autre et pour exercer leur responsabilité propre. La laïcité est une forme de séparation. Les religions peuvent nourrir le politique et le politique doit imposer un cadre extérieur de régulation aux religions.

Ainsi, en France, nous vivons sous le régime de la laïcité, nous sommes donc tous laïques. L’Église a reconnu le caractère positif de la laïcité, comme cadre d’un vivre ensemble respectueux de la liberté de conscience de chacun. Avec la laïcité, l’état entend garantir la liberté religieuse et la liberté d’expression, deux droits fondamentaux des droits humains et qui ne vont pas l’un sans l’autre. Les confusions entre neutralité de l’état et société civile plurielle, entre la sphère privée et droit privé, etc brouillent le débat dans l’espace médiatique.

La laïcité rappelle Cazeneuve, ministre de l’intérieur et des cultes, est une société qui donne sa place à tous[1]. L’École Catholique se retrouve bien là et ce sera sa manière de vivre la Liberté – l’Egalité – la Fraternité qui éduquera plus sûrement aux valeurs de la République. Il dit encore : Faire vivre les valeurs républicaines qui sont largement celles de l’Évangile constitue pour moi une des clés du renouveau. Ce discours est un exemple de l’articulation du politique et des religions.

Dans les sociétés, la notion de liberté religieuse n’est pas très évidente, et l’Église a résisté longtemps à cette idée. Mais avec le concile Vatican II, c’est sans ambiguïté qu’elle reconnaît la liberté religieuse comme constitutive des droits humains, et qu’elle reconnaît avec respect la foi des autres et de ceux qui ne se reconnaissent pas dans une religion.

Ces mises au point ouvrent un large champ de recherche pour l’école catholique, en commençant par un regard sur nos pratiques. Certaines sont à réajuster, d’autres à poursuivre, et beaucoup à inventer. La crise actuelle démontre l’urgence d’une éducation à l’altérité. L’Évangile nous en donne les clés. Nous avons de solides appuis avec les intuitions des congrégations et les textes du magistère. Le débat dans la société civile apporte aussi sa contribution.

 

Dans mon atelier, nous avons travaillé sur la charte pour l’éducation au vivre ensemble au Liban. Les apports de la session m’ont permis de lire cette charte avec des lunettes plus ajustées que si je l’avais lu la semaine dernière. En effet, avant hier, le « vivre ensemble » me semblait être une évidence un peu universelle. Ce n’est pas le cas, et il faut contextualiser cette expression et connaître ce que les auteurs en disent. L’intérêt de cet atelier était de regarder les propositions d’éducation au vivre ensemble dans un cadre de société différent de celui que nous connaissons. En France, la laïcité forme le cadre pour le vivre ensemble. Au Liban, c’est la notion de citoyenneté inclusive qui sert de cadre dans une société moins sécularisée qu’en France et plus marquée dans son histoire par la pluralité religieuse. La citoyenneté inclusive va alors proposer de passer d’une sorte de juxtaposition des communautés religieuses variées à une réelle co-existence partagée. Une fois posés ces différents contextes, les réflexions et les réponses concrètes proposées sont des apports pour notre recherche de l’éducation à l’altérité. Ouf, fin d’après-midi, Dominique Chansel nous a proposé de nous décentrer en nous proposant un double voyage dans l’histoire de l’Italie et du rapport de l’état et de l’X° à travers les images du cinéma italien et principalement de la comédie. Il a fait avancer le smilblic tout en nous détendant. Merci !

 

CATHERINE PAGÈS

[1] Discours de clôture des débats aux États généraux du christianisme organisés par La Vie dans la cathédrale de Strasbourg par Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur . (du 2 au 4 octobre 2015)

 

Christian Salenson, Conclusion de la session 2016

CONCLUSION DE LA SESSION

Christian Salenson

 

 

Le moment est venu de conclure cette session sur le fait religieux que nous avions voulu dans le cadre de la participation de l’Enseignement Catholique à l’éducation à la laïcité et aux valeurs de la République voulue par le ministère de l’éducation nationale, dans le contexte que l’on sait. Dominique Santelli en ouverture de la session a rappelé les questions qui se sont posées au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’hyper casher. Et avec Laurence de Cock nous avons terminé par là où nous avions commencé : la situation présente dans sa complexité. Ce fut en réponse à ces événements que le gouvernement a lancé une « grande mobilisation pour les valeurs de la République et la laïcité ». Elle reprenait et amplifiait la programmation pour la refondation de l’Ecole du 8 juillet 2013. L’Enseignement Catholique par le moyen du Secrétariat général a fait savoir immédiatement son engagement, dans le respect de sa singularité, en se proposant « d’articuler sereinement projet chrétien d’éducation et laïcité républicaine ». Il ne nous restait plus qu’à nous mettre en route. Le cadre était posé !

 

Rodrigue Coutouly, proviseur vie scolaire du rectorat d’Aix-Marseille nous a mis d’emblée dans la réalité, évoquant la situation présente après les traumatismes des attentats. Il n’a évité aucun débat, y compris lorsqu’avec beaucoup de liberté il a dit que certaines postures radicales d’enseignants ne faisaient pas droit à la laïcité et a posé le bienfait de travailler avec des élèves qui sont plus sensibles à la tolérance et à la liberté de conscience. Il a montré les limites de la Loi du 15 mars 2004 sur le voile, puisque la question se repose aujourd’hui avec les habits. Il a montré comment la question de la laïcité ne pouvait se résoudre que dans le respect de la liberté de conscience. Il nous a rappelé aussi que tout le monde dans l’École n’avait pas le même statut par rapport à la neutralité, selon que l’on est personnel ou usagers parents ou jeunes. Il nous a invité à développer le débat pédagogique et invité à la liberté que donne l’enseignement catholique allant jusqu’à conclure en nous disant que « La fraternité est notre force de frappe. » !

 

 

Comprendre la laïcité

 

Puis il nous fallait comprendre la laïcité. Dominique Santelli nous a montré que la laïcisation est un long processus avec des étapes : la Révolution française, la semi-laïcité introduite par le compromis napoléonien pour lequel la loi et le code civil sont laïcs, la morale est religieuse, le conflit entre « les deux France » qui n’est pas un conflit entre les catholiques et ceux qui ne l’étaient pas puisque 97 % de la population était catholique mais entre ceux qui voulaient imposer l’hégémonie de l’Eglise catholique et ceux qui, catholiques ou autres, voulaient défendre les acquis de la Révolution.

 

On nous a dit qu’avec la fin de la Guerre d’Algérie, la chute du mur de Berlin, la révolution iranienne, la crise interne de l’islam nous serions dans un troisième seuil de laïcisation. La laïcité est face à de nouveaux défis, faisant ressurgir des anciens débats, objet d’interprétations anciennes ou nouvelles et de stratégies politiques qui lui font courir de graves dangers, en particulier son instrumentalisation qui à terme la disqualifierait comme principe juridique et esprit pour un vivre ensemble. Marie-Laure Smilovici nous a fait comprendre ce double piège de l’islamisme et de l’islamophobie, qui ce matin encore sévissait sur les ondes de France culture, par une étude très précise du concept d’islamophobie et dénonçant la relation perverse entre le laïcisme et l’islamophobie contre la laïcité sous prétexte de la défendre.

 

Le juriste Jean Claude Ricci nous a fait comprendre que les lois françaises sur la laïcité étaient sous une instance juridique supérieure la Convention européenne votée en 1950 mais ratifiée qu’en 1974. Et que d’autre part selon ce qu’avait prescrit Aristide Briand l’interprétation de la loi de 1905 avait toujours été libérale.

 

Enfin ce matin Pierre Marsollier du Secrétariat de l’Enseignement Catholique nous a fait valoir les trois variables incontournables qui jouent dans des définitions de la laïcité et que je vous rappelle pour mémoire : la neutralité de l’état, la liberté comme fin, la cohésion sociale.

Au fur et à mesure que nous avancions dans la réflexion nous mettions à distance des approches réductrices ou des dérives de la laïcité. Au fond il s’agissait de dire que la laïcité n’appartient à personne parce qu’elle s’adresse à tous, qu’elle n’est pas une religion ni de quelques uns ni la religion de ceux qui n’ont pas de religion, ni la religion de tous les français, qu’elle n’est pas une valeur au même titre que les valeurs de la République et ultimement garder la loi et l’esprit de la Loi de 1905 qui s’est voulue une loi d’apaisement pour un vivre ensemble dans le respect de tous.

 

 

Comprendre les valeurs de la république

 

            On s’était aussi fixé comme objectif de comprendre les valeurs de la République puisque nous sommes dans une grande mobilisation pour ces valeurs. Le philosophe, Xavier Manzano, a fait son travail de philosophe. Il a interrogé les fondements et distingué pour ne pas confondre. Ainsi il nous a montré des fondements différents de ces valeurs selon que l’on était dans une époque qui pensait l’homme dans son appartenance sociale d’abord ou selon qu’il est considéré d’abord comme un individu et qu’il doit organiser le vivre ensemble par contrat. Ainsi cela peut aboutir à des conflits d’interprétation.

On l’avait interrogé sur la morale laïque. Il nous a aussi éclairé sur différents niveaux de compréhension de la morale : morale laïque qui stricto sensu est la morale qu’un citoyen vit par rapport à l’Etat, la morale civile qui renvoie à la société civile et la morale personnelle qui transcende ces deux niveaux précédents en ce qu’elle renvoie aux choix éthiques de toute personne, inspirés par ses convictions religieuses et philosophiques.

Ensuite on s’est dit que la laïcité n’était pas une valeur éthique, mais une valeur sociétale, un éthos, et qu’elle avait besoin de valeurs pour vivre. Si la laïcité est un mode de vivre ensemble, les valeurs de la République lui insuffle le souffle dont on a besoin pour ce vivre ensemble. Comme nous l’a dit Laurence de Cock, ne disons pas trop vite qu’on serait en présence d’une perte des valeurs de la République !

 

 

La liberté religieuse

 

            Nous avions délibérément intitulé cette session : « laïcité et liberté religieuse ». En effet il était hors de question de laisser croire que la laïcité est un en-soi autosuffisant. De même qu’elle a besoin de valeurs pour lui donner de l’âme, de même il est légitime de s’interroger sur ce qui fonde la laïcité. Si la laïcité est la manière dont en France on organise ce vivre ensemble entre croyances et opinions philosophiques alors que d’autres ont d’autres modes d’organisation, il faut donc que nous soyons sous un principe supérieur qui est en même temps un principe supérieur de jugement et d’évaluation. Il ne peut être autre que celui des droits de l’homme, et donc de la liberté religieuse et de la liberté d’expression. Il nous fallait alors comprendre comment cette liberté religieuse trouve progressivement son affirmation depuis 1776 jusqu’à aujourd’hui et d’autre part comment l’Eglise catholique reprend cette expression à son compte et lui donne son expression originale, en particulier en disant qu’elle n’est pas seulement un droit positif mais qu’elle est un droit naturel, un droit qui non seulement permet de vivre ensemble mais un droit qui appartient en propre à la personne humaine, au-delà des contenus de croyances ou d’une idée statique de la vérité.

 

            Nous avons pu affirmer alors qu’un lien étroit unit la laïcité, les valeurs de la République et la liberté religieuse, cette dernière fondant la laïcité, elle-même irriguée par les valeurs de la République.

 

 

Et l’École ?

 

 

Il nous fallait considérer comment l’École est convoquée dans son travail de transmission de la laïcité et des valeurs de la République et pour nous, à cause du caractère propre comment l’école catholique se saisissait de la question. En effet il fallait établir la cohérence entre l’anthropologie chrétienne qui guide le projet éducatif, cette notion de laïcité et ces valeurs de la République. Il n’était pas question de se « rallier à la laïcité » parce que nous ne pourrions pas faire autrement ! Mais bien de montrer qu’en un sens on peut dire que l’école catholique est laïque et qu’elle l’est d’autant plus qu’elle est fidèle à son anthropologie et à son sens de l’éducation dans le projet éducatif de chaque établissement. En effet, il nous a été dit par Pierre Marsollier qu’il n’y a pas de projet éducatif de l’enseignement catholique mais des projets éducatifs singuliers selon les établissements, inspirés par un riche patrimoine éducatif. Plus encore l’École permet de ne pas confondre séparation des Eglises et de l’Etat et privatisation de la religion, neutralité de l’Etat et neutralisation de l’expression des différences – dont je rappelle qu’elles sont la condition pour avoir accès à l’universel – fraternité et uniformisation. La devise de chaque établissement pourrait être celle de l’Europe : « in varietate concordium ».

 

L’éducation à la laïcité nous est apparue comme une chance dès lors que la laïcité n’était pas une neutralisation de la vie en société et donc de la vie de l’établissement mais a contrario un développement de l’éducation à l’altérité.

Les valeurs de la République de l’aveu même d’au moins deux ministres de l’intérieur et des cultes, dont l’actuel, sont « tout droit sorties de l’Evangile » selon l’expression de Chevènement. L’anthropologie de l’Enseignement Catholique n’a donc en théorie aucune peine à se retrouver dans ces valeurs. Mais nous avons fait valoir que les valeurs ne se transmettent pas par mode d’enseignement mais par mode d’initiation. La manière dont elles sont vécues au sein même de l’établissement est plus importante et valide ou non leur enseignement. Laurence de Cock a insisté sur la transmission de pratiques inspirées de ces valeurs plus que sur leur enseignement.

Quant à la liberté religieuse et la liberté d’expression, elle nous interroge sur tout ce qui pourrait d’une manière ou d’un autre ne pas respecter les appartenances religieuses diverses au sein des établissements. Mais nous n’en sommes pas restés là car la liberté religieuse ne consiste pas simplement à respecter les différentes croyances. Elle pourrait alors s’écraser dans une sorte de neutralité. La liberté religieuse demande que chaque enfant, chaque jeune puisse développer sa foi, sa religion, ses opinions, avec l’aide de la raison. L’enseignement catholique a des marges de liberté en ces domaines. Et là nous ne savons pas faire… pas encore ! Il va falloir faire preuve de créativité, d’inventivité…

 

Dans cette reprise, nous ne pouvons encore reprendre ce qui s’est dit et vécu dans les ateliers car nous n’avons pas encore la connaissance des textes mais nous avons noté que la formule de cette année plus riche et plus légère avait recueilli une grande satisfaction. Nous savons simplement que les pistes éducatives proposées pour les ateliers ont impressionné le délégué du Secrétariat général. Nous mettrons en ligne les textes des ateliers.

 

 

Conclusion

 

Il nous a semblé que cette session avait une progression nous conduisant à déplacer quelques fausses idées, à démonter quelques représentations, voire à en montrer la perversité. Je pense à l’islamophobie. Puis nous avons mis en place progressivement une approche de la laïcité et de ses variables. Nous avons conjugué la laïcité avec les valeurs de la république et avec la liberté religieuse… toujours en quête de cohérence en particulier avec « le caractère propre » car nous ne pouvons bien nous ne pouvons pas faire le grand écart, conviction que Pierre Marsollier est venue magistralement consolider.

 

Permettez-nous une confidence ! Vous n’imaginez pas la force que vous nous donnez lorsque nous vous voyons arriver avec le sourire aux lèvres et lorsque nous voyions votre joie d’être là et de bénéficier de cette belle richesse intellectuelle. Vous êtes notre force dans le travail que nous faisons ! Nous n’aurions pas cette énergie sans vous !

 

Avec Dominique Santelli, nous voulons remercier tous les intervenants, Valérie et Catherine de l’équipe du département qui se sont acquittées avec brio du travail de relecture des journées. Marie Laure qui a fait le power point que beaucoup ont demandé. Un remerciement particulier va aux animateurs d’ateliers dont quelques uns ont vu monter leur taux d’adrénaline : Colette, Boris, Anne Sophie, Christian, Pierre, Maud et isabelle, Jacques, Lydia, Monique. Nous voulons remercier chaleureusement celles qui ont fait le travail de l’ombre : Monique, fidèle compagne de beaucoup de formations, Stéphanie qui a géré les ateliers avec dextérité et simplicité, Corinne, Isabelle, Hélène et Lydia qui ont été à nos petits soins pour nous revitaliser d’un café ou d’une viennoiserie et qui ont tellement à cœur de porter avec nous ce travail ! Marc pour son soutien indéfectible et son amitié bienveillante. Et Marie Françoise qui, avec sa force de conviction pourra se faire l’ambassadrice de cette formation auprès des directeurs diocésains.

 

 

 

Annonce de la prochaine session : « Aller à la rencontre de l’islam » ! Belle perspective !