Formation : Un dialogue des civilisations est-il possible ? L’exemple de l’émir Abd El-Kader par Cheikh Khaled Bentounes et Christian Salenson

Partager sur Facebook Partager sur Facebook
Transférer cette invitation Transférer cette invitation
Tweet Tweet

Un dialogue des civilisations est-il possible ? L’exemple de l’émir Abd el-Kader

Samedi 9 janvier 2021 – 18h45 (Europe)

Lien pour vous inscrire : Inscription

Retrouvez plus d’informations sur webjamaa.net

En direct sur la chaine Youtube webjamaa et sur Facebook

—–

Chères sœurs, Chers frères, Cher(e)s ami(e)s

L’émir Abd el-Kader a été un des représentants majeurs au XIXème siècle du dialogue des civilisations. A travers son parcours de vie et ses écrits nous découvrirons au cours de ce webinaire l’homme de dialogue dans ses dimensions culturelle, religieuse et spirituelle.

Nous poserons la question en quoi le dialogue tel qu’il a été envisagé par l’émir Abd el-Kader peut nourrir des projets autour de l’éducation à la paix.

—–

Cheikh Khaled Bentounes est le guide spirituel de la confrérie soufie Alâwiyya-Darqâwiyya-Shâdhiliyya. A travers ses livres, ses conférences, et ses actions, il est notamment le fondateur des Scouts Musulmans de France, de l’ONG AISA et de la fondation Adlanya, le Cheikh Bentounes œuvre depuis quarante-cinq ans à transmettre la culture de paix et du vivre-ensemble. Il est l’initiateur de la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix (JIVEP) adoptée à l’unanimité des 193 états membres de l’ONU et fixée au 16 mai de chaque année. Il est également fondateur du Prix Emir Abd El-Kader pour la promotion du vivre ensemble et de la coexistence pacifique en Méditerranée et dans le monde.

Christian Salenson est prêtre du diocèse de Nîmes, auteur et enseignant. Après avoir été supérieur du séminaire interdiocésain d’Avignon et vicaire-général du diocèse de Nîmes, il a été directeur de l’Institut de Sciences et Théologie des Religions de Marseille. Ces ouvrages portent principalement sur l’éthique du dialogue. Deux de ses essais ont été consacrés à la figure de Christian de Chergé, prieur des moines de Tibhérine assassinés en 1996 ; Christian de Chergé, une théologie de l’espérance a reçu le prix Siloé en 2009.

Salutations fraternelles

هل حوار الحضارات ممكن ؟ مثال الأمير عبد القادر

أصدقاءنا الأعزاء، إخواننا وأخواتنا الأعزاء،
في القرن التاسع عشر،كان الأمير عبد القادر أحد الممثلين الرئيسيين للحوار بين الحضارات.فمن خلال حياته وكتاباته سنكتشف جميعا خلال هذه الندوة عبر الإنترنت رجل الحوار بشتى أبعاده الثقافية والدينية والروحية. سوف نتساءل كيف يمكن للحوار كما تصوره الأمير عبد القادر أن يغذي المشاريع حول تربية السلام.

تقبلوا تحياتنا ا لأخوية

Is a dialogue between civilizations possible? An example of the Emir Abd el-Kader.

Dear sisters, brothers, and friends

The Emir Abd el-Kader has been one of the major representatives of the dialogue between civilizations in the 19th century. In this webinar, we will discover, through his life path and writings, a man of dialogue in the cultural, religious and spiritual dimensions.

We will wonder to what extent the dialogue, as considered by the Emir Abd-el-Kader, can nurture projects about the education to peace.

Fraternal greetings

¿Es posible un diálogo de civilizaciones? El ejemplo del Emir Abd el-Kader.

Queridos amigos, hermanas y hermanos

El Emir Abd el-Kader fue uno de los principales representantes en el siglo XIX del diálogo de civilizaciones. A través de su trayectoria vital y sus escritos descubriremos durante este seminario web al hombre del diálogo en sus dimensiones culturales, religiosas y espirituales.
Nos preguntaremos cómo el diálogo previsto por el Emir Abd el-Kader puede fomentar proyectos de educación para la paz.

Saludos fraternales

webjamaa.net webjamaa.net
facebook webjamaa facebook webjamaa
chaine YouTube chaine YouTube
twitter twitter
email email

Christian Salenson, Homélie de Noël 2020

Croix camarguaise — Wikipédia Homélie de Noël 2020

Chers amis,

En partage pour ce temps de Noël un peu particulier.

Avec notre amitié,

Christian et Dominique

            « Je vous annonce une grande joie ! » (Luc 2, 10) est-il dit aux bergers. Cela ne pouvait pas mieux tomber dans le contexte actuel de la situation de l’humanité aux prises avec un virus capable de confiner la moitié des êtres humains. Et le texte ajoute : « aujourd’hui ». On ne se réjouit pas parce que hier, il y a deux millénaires est né Jésus de Nazareth mais on se réjouit d’une grande joie pour « aujourd’hui ».  

            Pourtant il faut le dire nous sommes affectés par ce virus même si c’est de diverses manières : certains à cause de la crainte de la mort pour eux-mêmes ou pour leurs proches, d’autres par les problèmes économiques liés à la crise, tous parce que nous sommes contrariés dans nos manières de vivre, dans nos projets, etc. Tout cela est réel même si on doit le ramener à de justes proportions eu égard à ce qu’ont vécu les générations précédentes, aux prises avec de grands conflits ou des épidémies terribles. Mais il n’empêche que nous sommes atteints, y compris concrètement dans notre manière de vivre et de célébrer cette fête de Noël.  

            Allons-nous en rester là ? La foi nous fait regarder les événements avec un autre regard, le regard du disciple. Parmi les trois grands piliers sur lesquels repose la vie en chrétien : l’amour, la foi et l’espérance, il y a l’espérance. Péguy disait qu’elle était comme une petite fille qui tenait la main de ses deux grandes sœurs que sont l’amour et la foi. Vous connaissez peut-être ces croix de Camargue : la croix elle-même représente la foi, un cœur représente l’amour et une ancre marine représente l’espérance. Voilà une belle image : l’ancre empêche notre barque de dériver et d’être emportée par le courant. Mais une ancre a besoin d’être bien arrimée. L’espérance est solidement ancrée dans « la certitude que Dieu sait tout tourner en bien »[1].

Noël est un grand signe d’espérance qui se dessine dans le ciel d’aujourd’hui : « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… » (Isaïe 9, 1). Les gens simples qui se rendirent à la grotte pour voir cet enfant qui venait de naitre ne savaient pas que l’histoire venait de basculer. Ils ne savaient pas qu’à partir de ce jour-là le bouleversement serait tel qu’on allait même compter différemment les années. Un monde ancien s’en allait… Un monde nouveau était en train de naitre, sous leurs yeux, mais eux ne pouvaient voir tout cela. Ils ne voyaient que le signe de ce bouleversement : un enfant nouveau-né. Mais chacun savait au fond de lui que le monde ne serait plus comme avant. Voilà les manières de faire de Dieu. Il aime se cacher dans d’humbles signes… 

Aucun de ceux qui se rendirent à l’étable ne repartirent comme avant. Les bergers revinrent en chantant à tue-tête comme des anges, les mages repartirent mais par un autre chemin, manière de dire que leur vie ne serait plus la même. Les artistes qui ont inventé la pastorale des santons l’ont bien compris et ont su nous montrer le changement de tous les habitants de Bethléem : le gendarme comme le boumian, le pauvre comme le riche Roustido. Aucun ne comprenait ce qui se passait mais tous pressentaient que demain ne serait pas comme hier. Marie ne savait pas non plus mais elle gardait les événements dans son cœur… et Joseph, la tête appuyée sur la main était pensif… Ils étaient prêts à accueillir le monde nouveau qui était en train de naitre. Ils avaient dit Oui, donné leur consentement. 

La naissance de Jésus nous intéresse particulièrement parce qu’en elle se trouve représenté le mystère de la nativité, de toute naissance, de toute renaissance. Jésus un jour le dira à Nicodème : « Nul ne peut vivre s’il ne renait d’en-haut ! »  Ce Noël est encore plus Noël que tous les autres. L’heure est à la renaissance … 

L’espérance n’est pas passive. Dieu peut faire du neuf et agir en toute situation mais il compte sur les hommes. Le monde dans lequel nous étions allait droit dans le mur… Mais à la faveur de cette crise le monde peut se réinventer ! Le pape François jette toutes ses forces dans la bataille pour une écologie intégrale Laudato si, pour appeler les hommes à une fraternité universelle Fratelli tutti, à une sainteté du quotidien Gaudete et exultate etc. Le monde peut aussi ne pas se réinventer. Dieu ne fera rien sans le bon vouloir des hommes… 

En tout cas, chacun de nous peut renaitre humblement en inventant un autre art de vivre, d’autres manières de consommer, d’être en relation. Cela ne dépend que de nous ! Avec une promesse écrite dans le ciel étoilé que vous verrez en levant la tête et en vous laissant emporter au fond de vous par ce mystère de Noël : « Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! ».

Dieu ne veut rien d’autre ! 

Christian Salenson


[1] Pape François, Homélie de la veillée pascale 2020.